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Le FBI infiltré par les hackers de "Salt Typhoon"

Le Wall Street Journal vient de révéler une intrusion majeure : des hackers liés à l’État chinois auraient pénétré le Digital Collection System Network (DCSNet), le réseau interne du FBI dédié aux interceptions et aux écoutes.

Le réseau visé est certes non classifié, mais il contient des données extrêmement sensibles :

  • Données d’écoutes téléphoniques en temps réel.
  • Mandats de renseignement et détails sur les cibles d’enquêtes.
  • Informations personnelles sur les suspects sous surveillance.

L’attaque est attribuée au groupe Salt Typhoon. Leur stratégie est rodée : au lieu d’attaquer frontalement les serveurs du gouvernement, ils passent par les infrastructures des fournisseurs d’accès commerciaux (comme AT&T ou Verizon) pour rebondir vers les réseaux fédéraux.

“Le FBI a détecté l’activité anormale le 17 février dernier. Les hackers auraient conservé un accès prolongé avant d’être repérés.”

  1. Crédibilité : C’est l’agence chargée de la protection cyber qui se fait voler ses propres outils de surveillance.
  2. Persistance : Les autorités craignent que les données volées soient utilisées pour du chantage ou du contre-espionnage sur le long terme.
  3. Timing : L’affaire éclate alors que les agences fédérales subissent des coupes budgétaires dans leurs effectifs de cybersécurité.

L’enquête est actuellement menée conjointement par la NSA, la CISA et la Maison Blanche.